Les Gorges des Xanas, Santo Adriano

C’est une des excursions les plus connues  des Asturies, surnomée la petite Carés pour ses gorges, elle tient son nom des fées asturiennes qui vivent dans les grottes des rivières et les fontaines. Le chemin, qui  a été taillé dans la roche dans les années 50 pour communiquer plusieurs villages entre eux, n’a jamais été terminé mais fait bien le plaisir des randonneurs. A faire en famille puisqu’elle ne fait que  4km et est recommandée pour les enfants à partir de 7 ans. J’en ai vu des plus petits quand même…mais bon je suppose que ça ne dépend pas de leur âge mais de leur endurance… ou de la résistance des épaules du papa!

Le point de départ se situe à Villanueva, à 25 km d’Oviedo*, près de la Senda del Oso. Si vous arrivez de bonne heure (version espagnole: 10h30 un dimanche) vous aurez de la place sur le parking de l’air récréative, vous pourriez même tenter de vous garer 200m plus haut tout au début du chemin.

 

Au départ ça monte un peu mais on se retrouve vite sur un dénivelé  que j’aime bien: plat ou presque. À plusieurs endroits on ne peut passer qu’en file indienne il faudra donc faire attention car si on est tête en l’air on risque de finir le cul en bas…500 mètres plus bas pour être juste. Mais siiii c’est recommandé pour les enfants je vous le jure…et pas seulement ceux des autres! :-)

Ça faisait au moins 15 ans que je n’étais pas revenue faire cette rando. Je me souviens que la dernière fois on était arrivé tard et on avait du s’assoir au bord du chemin, dos à la montagne, pour manger tellement on avait faim. On avait sorti notre chorizo, jambon, pain…on était super bien installé, belle vue…personne ce jours là et en plus on entendait les cloches des vaches au loin. On préparait donc nos casse-croûtes en sniffant à fond notre chorizo. Toujours adossés à la montagne, la moitié de nos sandwichs engloutis, on entendait les cloches de plus en plus fortes…moi, qui aime bien les bêtes et un peu lassée de voir les montagnes d’en face, je me retourne et là… :-O…mais c’était pas des vaches…c’était des chèvres…au moins une vingtaine…qui dévalaient la montagne à vive allure…et qui avait sniffé notre chorizo aussi!!! Donc le choix a été vite fait, entre attendre les chèvres et se retrouver 500 mètres plus bas dans la rivière on a pris l’option de s’enfuir bravement en abandonnant nos vivres! Apparemment c’était bon puisqu’elles n’ont rien laissé!

On laissera bientôt les gorges derrière nous pour se retrouver dans une forêt d’hêtres au niveau de la rivière et on verra aussi des moulins abandonnés. Vous arriverez à une bifurcation…alors…à gauche ou à droite? Ma fille et moi nous étions arrêtées près d’un pont en bois pour prendre des photos, observer les oiseaux volés à ras de la rivière, etc. Mon mari et mon fils non…eux ils ont continué leur chemin…et la bifurcation ne les a pas gênée…ils ne nous ont pas attendu!…alors?…à gauche ou à droite?…un groupe de personnes passe…la majorité prend à gauche et 2 prennent à droite. Ma fille me dit: tout le monde va à gauche…papa a du prendre à droite alors! J Bon…on prend donc à gauche…et effectivement, mon mari avait bien pris à droite.

 

Alors, à gauche c’est plus court pour arriver à destination mais c’est plus escarpé…mais si moi je l’ai fait c’est que c’est faisable! Ce qui fait mal aux mollets c’est quand on sort de la forêt et qu’on se retrouve face à la prairie…et son inclinaison. Tout en haut une ermite et son if centenaire,  plus loin le village de Pedroveya qui a perdu de son typisme mais où traditionnellement les randonneurs vont manger. Si vous amenez votre casse-croute au chorizo je vous conseille de le manger à côté de l’ermite avant de redescendre ou, si vous êtes venu de bonne heure allez donc à l’air récréative de la senda del oso (reprendre la voiture et tourner à gauche jusqu’à la prochaine aire) où après votre repas vous pourrez vous approcher jusqu’à l’enceinte des ours.

 

 

*Direction : Oviedo, Grau, Trubia et Villanueva.

 

5 thoughts on “Les Gorges des Xanas, Santo Adriano

  • 6 juin, 2014 at 19:38
    Permalink

    Nous l’avons fait 2 ou 3 fois, la dernière en août 2012 où nous avions décidé de ne pas nous charger, mais de manger au resto de Pedroveya et franchement, c’est dommage de monter jusque là avec son casse-croûte alors que les repas typiques, Cabritu (con patatas), pote asturianu, fabada et riz au lait de la Casa Generosa sont purs produits de la maison, préparés selon la tradition et copieux pour 15€/pers. Repas pris en terrasse, arrosé de cidre bien frais sous un chaud soleil, plus de 30°C ce jour là, nous avons tellement apprécié ce resto que nous y sommes revenus depuis Gijon….en voiture! Mais la marche est assez belle et facile, les chèvres sont toujours là années après années, et le seul bémol, mais typiquement asturien, il n’y a pratiquement pas de balisage sur les deux ou trois croisements après la partie gorges, vers le final.

    Reply
    • 7 juin, 2014 at 0:35
      Permalink

      Alors ça c’est vrai, tout le monde recommande le resto de Pedroveya!

      Reply
  • 1 juillet, 2014 at 20:25
    Permalink

    Bonjour Do,

    Oui bien sûr! Bon, je ne connais pas tes goûts en matière de restau mais il me semble deviner au travers de tes récits et des posts que tu propose sur les restaus testés que tu privilégie ou apprécie plus les établissements huppés ou du moins avec des menus plus typés haute cuisine, ou « nouvelle cuisine », et qui revisitent la cuisine traditionnelle Asturienne sur le style de la mode Française avec une sophistication qui pour moi dénature (peut être) cette fabuleuse cuisine dont la simplicité apparente est gage de son authenticité et assure ses saveurs incomparables. C’est ce qui fait que j’aime plus un « Tierra Astur » que le « Real Balneario » de Salinas ou la Casa Victor ou encore El Corral del Indiano…
    Mais vas-y un été après la marche de Las Xanas…et goûte le cabritu et les plats typiques cuisinés en el horno, à l’ancienne par les gens de la maison…simple, authentique et savoureux. (Banir les vins et rester sur la sidra…!)

    Reply
    • 1 juillet, 2014 at 21:16
      Permalink

      Hahaha…en fait tu viens de définir les goûts de mon mari! Moi je suis plus à l’aise chez Vizcares à Espinareu où on a mangé un excellent sanglier il y a plusieurs années. Nous avons donc un gros problème conjugal quand on sort manger. En plus je ne bois pas d’alcohol…bon un culín si…mais 2 ou 3 et j’ai les yeux qui pétillent! :-) En plus j’avoue que je m’autocensure justement pour ne pas privilégier la nouvelle cuisine. Il m’a emmenée au LLamber à Avilés et je n’ai pas fait d’entrée et maintenant il veut m’emmener au nouveau Nacho Manzano à Oviedo! T’as vu, j’ai aucune autorité! La fois où je les emmené à la Mas Barata il n’a pas arrêté de râler! Comme toi je préfère le Tierra Astur, la Cerca à Sta Eulalia où on a mangé sous l’horreo…à Cangas aussi on a mangé de la cuisine traditionnelle: le cabrito al horno, un délice…dis donc j’y pense, t’exagères un peu quand même, j’ai une entrée sur el Centollo à Tazones, un resto (peu recommandable certes) de Cudillero, Casa Lula à Tineo avec son chosco… Et en ce qui concerne celui de Pedroveya c’était pas possible, il fallait être rentré à temps pour voir perdre Fernando Alonso! 😉 En tout cas je prend note et j’utiliserai le chantage émotionnel la prochaine fois!

      Reply
  • 15 juillet, 2014 at 22:26
    Permalink

    JUJUJU! Tu as sans doute effectivement des goûts similaires aux nôtres, pardon. Et cela semble aussi une inclination très asturienne (ton époux) de vouloir auréoler, primer une « nouvelle cuisine » asturienne et faire l’éloge ou le choix de ces établissements, certes très corrects, en pensant ainsi tirer vers le haut, valoriser ces recettes, les raccrocher au wagon des grandes cuisines européennes et mondiales et donner pensent-ils ses lettres de noblesse aux plats traditionnels asturiens. Ils n’en n’on pas besoin, ils sont déjà au dessus. Quelques membres de ma belle famille nous font souvent découvrir avec fierté ce qui leur semble sans doute le summum des plats asturiens, améliorés par des chefs d’avant garde…hélas, je trouve mille fois meilleur la caldereta de bonito de mes tantes cuite al horno de leña, sur la chapa que celui consommé un jour au Real Balneario de Salinas, avec une sauce qui « tuait » ce plat… pour un prix astronomique et une quantité indigne. Bravo aussi mille fois pour El Meson Vizcares d’Espinaredo, tenu par Honorio et Carmen qui cuisine le meilleur sanglier je confirme, que nous fréquentons avec plaisir: un peu plus haut après le village, un chemin-route (jajaja) sur la gauche conduit a Les Cuerries, hameau où résidait une tante et où j’ai passé de belles vacances pendant qques années, de 1985 à 2000 environ. Et en face du Meson Vizcares il y a une maison blanche et proprette: c’était le chigre-tienda de Victor, arrêt sacré où nous faisions le plein de victuailles, embutidos vino rosado et sidra avant de « monter chez les cousins. Là, un jour d’aout 1985 j’ai bu mon premier culin, absorbant sans le savoir le philtre d’amour qui allait me lier à ces belles Asturies pour le reste de ma vie….

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *